Evaluation des entreprises et des titres de sociétés

Évaluation des Entreprises et des Titres de Sociétés [Fonctionnement]

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L’évaluation des entreprises et des titres de sociétés a pour but d’apporter une aide aux différents services présents dans une société ainsi qu’aux usagers de celle-ci, particulièrement en ce qui concerne la valorisation d’entreprise. Pour la calculer, il existe une analyse prenant en compte de multiples paramètres pour arriver à une évaluation optimale.

L’évaluation des entreprises et des titres de sociétés, pourquoi ? Comment ?

Les chefs d’entreprises doivent garder en tête tous les paramètres de l’évaluation de leur entreprise lors de la création de celle-ci. Une veille financière doit être effectuée prenant en compte la capacité d’endettement, d’autofinancement ou encore le bénéfice minimum souhaité. Une veille de marché doit aussi être scrupuleusement établi afin de développer sa stratégie d’entreprise.

Il est conseillé d’effectuer une matrice SWOT de son marché avant de monter son entreprise pour étudier l’aptitude à produire des bénéfices, le nombre de salariés souhaités, les éventuels risques possibles sur le marché, les différentes sources financières, les différents concurrents (qu’ils soient directs ou indirects), les réglementations (environnementales, sociétales, écologiques …) du secteur ou encore l’étude de l’évolution du secteur dans un futur plus ou moins loin.

Le principe d’évaluation d’entreprise a pour principale raison l’optimisation de la performance de celle-ci dans une approche managériale. Elle permet de déceler les potentiels problèmes à résoudre dans un futur plus ou moins proche mais également de prévoir une meilleure compétitivité de par la qualité des services ou encore de l’innovation.

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Optimiser son entreprise, c’est aussi améliorer la cohésion d’équipe et faire des enquêtes internes en prenant en compte le ressenti de tous les salariés sur leur poste de travail afin d’optimiser leurs tâches. Une étude a démontré qu’une équipe soudée se sentant écoutée par sa hiérarchie permet un meilleur rendement et donc une société beaucoup plus prospère.

Pour le côté financier, l’évaluation des entreprises et des titres de sociétés permettra l’adoption d’une hypothèse d’efficience des marchés et permettra de déceler les potentiels risques économiques à venir. L’évaluation donne aussi un indice sur son positionnement vis-à-vis de la concurrence : les chiffres permettent de se placer dans une hiérarchie sur son marché et donc d’affiner sa stratégie concurrentielle : Pourquoi telle entreprise a un meilleur rendement ? Pourquoi sa communication est-elle plus efficace ? Par quelle politique d’entreprise ses dirigeants ont su souder l’équipe ? Ces questions sont le fruit d’une évaluation d’entreprise efficiente permettant de révéler des indices sur ses concurrents.

L’évaluation commence généralement par une enquête interne et externe de l’entreprise sous forme d’un diagnostic « activité par activité » de chaque service (et des futurs services si cela est envisageable). Ses résultats dégageront un rapport étape par étape détectant ainsi le savoir-faire réel de la société et son avantage compétitif avec une prévision des produits les plus enclins à avoir du succès.

Évaluation des entreprises et des titres de sociétés : Le calcul

Pour calculer la valeur d’une entreprise, on applique généralement la formule : valeur des capitaux propres + valeur de l’endettement financier = valeur de l’entreprise.

D’autres éléments sont également pris en compte, par exemple quand une entreprise subit une expansion, cette dernière aura un surcroît de valeur vis-à-vis d’une moyenne théorique par rapport au développement dans son secteur.

A contrario, si l’entreprise subit des difficultés économiques, la valeur dites moyenne supportera une diminution de valeur proportionnelle à la taille de ses difficultés rencontrées. Lors d’un projet de donation (rescrit-valeur) les éléments de l’analyse seront obtenus lorsque le cahier des charges aura satisfait le demandeur. Un bon plan prévisionnel de croissance de l’entreprise peut également être un bon argument.

Des ajustements sont possibles dans les cas suivants : quand le marché de l’entreprise est saturé à cause d’une forte concurrence, quand des produits sont fabriqués selon des procédés techniques périmés, quand l’organisation d’entreprise est inadaptée et obsolète, les refus répétés de crédits bancaires ou encore des difficultés présentes depuis trop de temps.

Une fois cette étude effectuée, l’administration utilise différentes méthodes en fonction de la taille de l’entreprise et de la nature de son activité.

  • Méthode de la valeur patrimoniale : elle prend en compte la somme de l’ensemble des valeurs vénales de chaque élément de l’actif, diminué de la somme des éléments des provisions et du passif réel.
  • Méthode de la valeur de productivité : la valeur sera déterminée en se basant sur la capitalisation de son résultat net (s’il est constant sur le long terme) et est calculée à partir d’un taux de base sans risque.
  • Méthode de la marge brute d’autofinancement : cette méthode sera plutôt préconisée pour les sociétés industrielles nécessitant des investissements spécifiques en matériaux comprenant des amortissements élevés. Un coefficient multiplicateur variant de 4 à 10 selon le type d’investissement sera utilisé pour le calcul de la valeur de l’entreprise. Le coefficient sera plus faible si l’investissement est conséquent.
  • Méthode des multiples de l’excédent brut d’exploration (EBE) : applique un multiple au RE ou à l’EBE de la société à valoriser en diminuant le résultat obtenu de l’endettement net.

Le choix de la méthode à appliquer se fait en fonction de la taille de l’entreprise à évaluer (société familiale, grande entreprise, firme, multinationale), de la nature de l’activité (industrielle, commerciale…). Deux entreprises de taille et de marché différents ne peuvent se calculer de la même façon, d’où le fait qu’il existe plusieurs méthodes de calcul. En général, la valeur d’une petite entreprise familiale se rapproche de la valeur de son patrimoine, à contrario d’une grande entreprise.

Pour calculer la valeur moyenne de toute société, il faut faire le lien avec ses performances et ses particularités. L’évaluateur prendra en compte la valeur vénale, les capitaux propres, le CA (Chiffre d’Affaires) et le résultat d’exploitation. Il devra s’assurer que les éléments suivants sont en cohérences avec les résultats obtenus via la méthode adaptée à l’entreprise.

Pour estimer sa valeur d’entreprise dans le futur, une évaluation hypothétique est possible dans le but de choisir sa stratégie d’entreprise et donc de choisir les meilleurs investissements à effectuer. Il est possible de réaliser une analyse financière grâce aux flux de trésorerie. L’outil utilisé pour cette méthode est le taux d’actualisation. Cela consiste à analyser en détail l’investissement qui met en œuvre des ressources critiques. La stratégie marketing qui en découlera donnera des indications sur la couverture des frais fixes des ventes.

L’évaluation des titres de sociétés

Pour calculer la valeur d’un titre de façon mathématique, il faut diviser la valeur réelle de l’actif net par le nombre de titres de la société. Toutefois, il existe deux types de titres de sociétés : les valeurs cotées et les valeurs non cotées en bourse.

Les titres cotés en bourse

Nous parlons ici des obligations, actions ou encore de valeurs mobilières admises aux négociations sur un marché très réglementé. Ses dernières sont évaluées selon le dernier cours connu ou bien sur la moyenne des trente derniers cours précédant la date d’imposition. Le capital sert de base de paiement des droits de mutation, lui quant alors déterminé par le cours moyen au jour de la transmission.

Dans le cas précis d’une succession, les héritiers peu importe leur statut ont le choix entre le cours moyen de la bourse à compter du décès ou à la moyenne des trente derniers cours le précédant. L’article 885 T bis du Code général des impôts (CGI) dit à ce propos : « Les valeurs mobilières cotées sont évaluées selon le dernier cours connu (en l’occurrence le 30 décembre 1998 pour la déclaration 1999) ou selon la moyenne des 30 derniers cours qui précèdent la date d’imposition (1er janvier de chaque année). ».

Pour faire simple, les titres cotés varient en fonction du marché de l’offre et de la demande. En revanche, ce nombre de titres est fixe pour une société, il n’y en a pas de façon linéaire sur le marché d’« actions nouvelles ». Son prix sera déterminé par la confrontation entre le stock demandé à l’achat et le stock d’actions mis en vente.

Si le nombre d’actions demandé par les acheteurs est plus élevé que le nombre d’actions mis en vente, le cours de l’action montera (et inversement), c’est pour cette raison qu’il est impératif de bien connaître le cours des actions cotées en effectuant une veille continue et en s’interessant à la bourse. 

Les titres non cotés en bourse

Un titre non-cotée ne peut être ni achetée ni vendue sur un marché boursier. Il s’agit généralement d’actions provenant de petites et moyennes entreprises à la recherche de financement auprès d’investisseurs.

Afin d’effectuer un calcul de ses titres, il faut tout d’abord déterminer sa valeur unitaire moyenne, à noter que la valeur vénale peut être établie en se basant sur la valeur globale de l’entreprise. De manière générale, l’acquisition d’actions non cotés se fait à l’issue d’une négociation entre plusieurs parties.

Un spécialiste peut être appelé pour estimer la valeur de l’action en fonction de la situation de l’entreprise (sa valeur et son niveau de pérennité principalement) et en fonction de l’ensemble des méthodes utilisées pour aboutir à une valorisation. Contrairement aux actions côtés, les non côtés sont difficilement estimable, ne se basant pas sur une valeur boursière.

Pour l’évaluation de ces titres non cotés, il est possible d’adopter la méthode par comparaison et ce en retenant le prix de cession fixé par les experts lors d’une bourse familiale, notamment qu’il n’est pas question d’un prix de convenance. A noter que des méthodes alternatives existent mais ne peuvent pas être combinées entre elles.

En général, cette méthode d’évaluation par comparaison concerne exclusivement des transactions traitant des titres d’une seule et même société. La jurisprudence admet cependant que des transactions réalisées à raison de titres d’une société différente si elle présente les caractéristiques semblables à celle de la société dont les titres ont été cédés. Les secteurs doivent toutefois être les mêmes pour que la transaction soit prise en compte.

Evaluation des titres à valeur vénale => Les opérations de cessions d’immobilisations financières doivent être réalisées à la valeur réelle ou vénale. L’administration se donne le droit de les requalifier en acte anormal de gestion d’une opération de cession de titres à un prix ne correspondant pas à la véritable valeur vénale.

L’avantage d’investir dans une petite à moyenne entreprise (PME) est le fait qu’il y a un retour sur investissement quasi immédiat mais aussi un retour relationnel de par la taille de l’entreprise. Investir dans des personnes avant de vouloir investir dans une société sans visage. L’évolution de l’entreprise donne du sens à l’investissement. L’autre avantage est le fait qu’en tant qu’actionnaire, vous pouvez apporter des idées et échanger avec les dirigeants de votre point de vue. Les avantages fiscaux sont aussi présents en investissant dans une PME.

Cotés ou non, les titres de société fonctionnent de la même manière quant à l’exonération fiscale sur les plus-values relatives à la revente des parts. Cependant, dans le cas d’un titre non coté, l’investissement rentrera dans le cadre du dispositif IR-PME de défiscalisation, c’est-à-dire sur votre impôt sur le revenu peut se réduire de 18% du montant investi dans la PME en question dans une limite de 50 000€ de versements par an.

Les risques sont à prendre en compte comme notamment le risque qu’il n’existe pas de marché réglementé sur lequel revendre des titres dans lesquels nous avons placer un investissement : c’est le risque d’illiquidité. Il y a aussi le risque de faillite à prendre en compte notamment quand il est question d’une petite entreprise. Il est conseillé d’investir dans une logique de diversification afin de limiter le risque de perte de capital investi. Un investissement basé sur un seul titre peut offrir un capital non garanti et un placement peu liquide.

Des titres de sociétés peuvent s’acheter directement auprès des directeurs d’entreprises suite à une négociation. Les parts sont discutés ensembles et le prix est fixé entre tous les partis. Il est également possible de procéder via des intermédiaires financiers comme des plateformes de crowfunding disposant du label « plateforme de financement participatif régulée par les autorités françaises ».

Il y a aussi la possibilité d’investir directement via des fonds d’investissement comme les FIP (fonds d’investissement de proximité) ou les FCPI (fonds commun de placement dans l’innovation). Cette dernière méthode concerne les engagements à moyen à long terme (entre 5 et 10 ans en moyenne) sans possibilité de résiliation de contrat avant échéance.

Évaluation des entreprises et des titres de sociétés

Vous en savez maintenant plus sur l’évaluation des entreprises et des titres de sociétés. C’est un exercice compliqué qui doit préférablement être confié à un expert en la matière.

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