la procédure à suivre pour devenir formateur indépendant

Devenir Formateur Indépendant [La Procédure à Suivre]

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La volonté d’acquérir de nouvelles compétences touche de plus en plus de personnes. Entre désir de reconversion professionnelle et souhait d’élargir son champ du savoir, les formateurs ont de quoi faire aujourd’hui. En effet, les opportunités de transmettre ses connaissances se multiplient et devenir formateur indépendant devient un bon choix de carrière pour les personnes intéressées.

Il faut dire qu’avec la crise sanitaire, nombreux sont ceux qui ont sauté sur l’occasion du confinement pour se former à domicile et se lancer dans de nouvelles branches professionnelles. Il existe de nombreux secteurs, pour certains peu connus, dans lesquels il est possible de se former. En effet, entre coaching sportif, coach business, langues, immobilier, social ou encore rédaction web, le champ des possibles est large et non pas seulement pour les élèves, mais aussi pour les formateurs.

Faire profiter les autres de son savoir et de ses connaissances est devenu un véritable moyen de bénéficier d’autonomie financière et de liberté. Lorsque l’on possède un savoir-faire ou une compétence recherchée, et que l’on sait l’exploiter, devenir formateur indépendant est sans aucun doute la voie professionnelle la mieux placée.

Mais quelles sont les étapes à suivre pour se lancer ? Faut-il suivre une formation ? Avoir un diplôme ? Nous répondons à toutes ces questions dans cet article.

Sommaire

  • Qu’est-ce que le métier de formateur indépendant ?
  • Pourquoi devenir formateur indépendant ?
  • Quelles sont les qualités nécessaires ?
  • Les études et formations pour devenir formateur indépendant ?
  • Quelles sont les démarches administratives réalisées par un formateur indépendant ?
  • Quel statut juridique choisir pour un formateur indépendant ?
  • Comment lancer son activité de formateur indépendant ?
  • Comment réaliser un prévisionnel financier en tant que formateur indépendant ?
  • Quel est le salaire d’un formateur indépendant ?

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Qu’est-ce que le métier de formateur indépendant ?

Le rôle du formateur indépendant est simple en apparence. En effet, sa mission principale consiste à mettre en place des programmes de formation afin de transmettre son savoir. Le formateur indépendant excelle dans un ou plusieurs domaines. Ses connaissances peuvent être issues de son expérience professionnelle mais aussi de son expérience personnelle et de son parcours.

En plus de partager ses connaissances, devenir formateur indépendant permet d’organiser soi-même ses horaires et son planning de formation selon ses préférences, sans contraintes.

Le formateur indépendant peut enseigner dans de nombreux secteurs. On retrouve la plupart du temps des formations informatique, marketing, bureautique, etc. Mais désormais, le domaine du bien-être et de la santé se propage davantage. Nous retrouvons ainsi de plus en plus de formateurs indépendants dans les secteurs de la méditation, de la sophrologie, de la naturopathie ou du sport.

La mission du formateur indépendant se joue sur la création de contenu pédagogique mixant cours structurés et exercices pratiques. La formation en ligne ou en présentiel permet aux élèves d’être entraînés et évalués tout au long de leur suivi de formation.

En véritable professeur, le formateur indépendant s’engage à accompagner ses élèves, répondre à leurs questions et leur apporter toute l’aide nécessaire dans le cas d’incompréhension ou de difficultés. Ces bilans font partie du développement intégral des compétences acquises par les apprenants et sont obligatoires pour la justification des connaissances.

Par ailleurs, il est essentiel de savoir que l’enseignement professionnel est gouverné par le Code du travail. Ainsi, chaque personne s’engageant dans la formation au titre d’indépendant est considérée comme prestataire de formation. En effet, la profession répond à des obligations vis-à-vis de la loi et de l’administration.

Pourquoi devenir formateur indépendant ?

Devenir formateur indépendant, c’est utiliser ses connaissances afin de les mettre au service des autres. Participer à l’élaboration de programmes de formation dans le but d’en faire bénéficier un public apprenant est la motivation première pour devenir formateur indépendant.

Son savoir professionnel est le plus souvent dû à son parcours, son expérience personnelle ou son activité professionnelle. Parfois, ces trois sources peuvent par ailleurs être réunies. Une personne, qu’elle soit physique ou morale, peut devenir formateur. Il est possible d’exercer cette activité par le biais de missions en répondant à des offres disponibles ou lancer son activité en tant que formateur indépendant. Ici, nous allons voir pourquoi devenir formateur indépendant est la meilleure option.

Lorsqu’un formateur exerce sous contrat de missions, celui-ci est soumis au régime salarial de l’entreprise. À contrario, un formateur indépendant n’est pas contraint de respecter un programme imposé. En effet, son statut lui permet d’être libre et autonome quant à ses modules de formation ainsi qu’à leur composition. Ce n’est toutefois pas le seul avantage de ce métier d’indépendant, permettant par la même occasion de gérer librement son temps, son planning, ses clients et ses tarifs.

Il est rare que les entreprises ou les centres de formations possèdent leurs propres formateurs, c’est pourquoi ces derniers font très souvent appel à des formateurs indépendants afin d’intervenir auprès de leurs salariés et de leurs candidats. On comprend ainsi qu’exercer en tant qu’indépendant représente la meilleure façon de transmettre son savoir puisqu’il sera possible de proposer ce service à de nombreux demandeurs.

De plus, un formateur indépendant reste en apprentissage constant, ce qui lui permet de compléter ses connaissances et de modifier son discours au fil du temps pour proposer des formations toujours plus qualitatives.

Quelles sont les qualités nécessaires ?

Le formateur indépendant demande un certain profil. En effet, tout le monde peut devenir formateur indépendant, à condition de posséder les qualités et aptitudes requises. Le profil le plus recherché pour un formateur indépendant se base sur celui d’un professionnel, voire d’un expert, dans son domaine.

Idéalement, celui-ci devrait avoir précédemment exercé une activité professionnelle dans le secteur dans lequel il souhaite enseigner sa formation. Pourquoi est-il plus fiable d’avoir connu une précédente expérience ? Simplement car cela permet de mettre en œuvre de manière professionnelle et approfondit ses connaissances dans le but d’en former les futurs experts. Ainsi, nombreuses sont les aptitudes techniques essentielles pour devenir formateur indépendant.

Il existe bien sûr, au-delà de cela, des qualités de base, axées sur l’humain, comme être bon pédagogue, savoir bien communiquer avec ses élèves, connaître les méthodes d’apprentissage, être patient, être créatif mais aussi savoir entretenir et développer son réseau.

Pourquoi être bon pédagogue ? 

Car le formateur indépendant doit être dans la capacité d’écouter ses élèves tout en expliquant et transmettant ses connaissances. Au-delà de ça, il est essentiel que celui-ci sache adopter une bonne posture face à ses élèves.

Pourquoi savoir communiquer ? 

La communication est une des capacités les plus essentielle pour devenir formateur indépendant. C’est grâce au formateur qu’un élève ressort enrichi et il est impératif pour lui d’avoir en face de lui une personne avenante, professionnelle et sachant communiquer de manière fluide, sans contrainte. L’élève doit comprendre parfaitement ce que le formateur cherchait à lui apprendre.

Pourquoi connaître les méthodes d’apprentissage ? 

Montrer à ses élèves que les méthodes utilisées fonctionnent est une manière bien plus stimulante pour ces derniers d’assimiler l’apprentissage. En effet, cela montrera la fiabilité des outils et permettra une meilleure entrée en la matière. C’est pour cela qu’un formateur indépendant se doit aussi de rester en apprentissage afin de mettre à jour son savoir.

Pourquoi être patient ? 

En tant que formateur indépendant, la patience est un point important lors des différentes interventions. Effectivement, il est possible qu’un ou plusieurs élèves soient plus lents dans l’apprentissage des conseils et méthodes. Ainsi, le formateur est plus ou moins tenu de revenir à plusieurs fois sur un point de la formation.

Pourquoi être créatif ? 

En tant que formateur indépendant, la créativité est au cœur des débats. En effet, il est toujours plus aisé de faire comprendre à un élève une ou plusieurs notions en utilisant des méthodes ludiques.

Pourquoi savoir entretenir et développer son réseau ? 

Être indépendant, ce n’est pas être seul, mais bel et bien d’avoir un entourage professionnel dans le même domaine que le sien mais aussi, dans des domaines liés. Pour devenir formateur indépendant dans les règles de l’art et obtenir toujours plus de professionnalisme, il est fortement recommandé de partir à la recherche de clients et de missions. Pour cela, rien de mieux qu’un réseau bien construit et des recommandations.

Le formateur indépendant doit également savoir à qui il a affaire. Ainsi, il lui est souvent nécessaire de savoir s’adapter aux différents profils des personnes à son écoute. En effet, celui-ci ne s’adressera pas de la même manière à des apprenants avancés qu’à des débutants.

Les études et formations pour devenir formateur indépendant ?

Il n’est pas nécessaire de posséder un diplôme de formateur ou d’avoir suivi une formation pour devenir formateur indépendant. Bel avantage qui, cependant, devrait idéalement être justifié par une certaine expérience professionnelle dans le domaine d’enseignement souhaité. En effet, l’expérience joue un très grand rôle dans cet profession car c’est grâce à elle que naît un bon formateur.

Il est fortement recommandé d’avoir également obtenu un diplôme dans le secteur d’activité. Effectivement, il sera plus simple pour les entreprises, centres de formations et indépendants de faire confiance à un formateur justifiant de son expertise plutôt qu’à un formateur sans justificatif.

Toutefois, tout le monde n’a pas la chance d’avoir décroché un diplôme ou d’avoir pu suivre une formation. Même si, de manière générale, on souhaite se lancer tout de suite, suivre une formation pour devenir formateur indépendant ne peut être que bénéfique pour celui ou celle souhaitant s’engager dans cette reconversion. Effectivement, animer un groupe, le tenir en haleine, exposer son savoir, communiquer de manière claire, etc… n’est pas donné à tout le monde.

Pour cela, il est bon de savoir que nombreux sont les organismes proposant la prise en charge de formation. Ainsi, un formateur indépendant en devenir peut choisir de se former via le titre professionnel formateur de l’alternance, le titre professionnel formateur professionnel d’adultes ou le certificat de compétences concepteur et animateur de séquences pédagogiques multimodales.

Toutes ces formations peuvent, bien entendu, être à la charge de l’inscrit mais se trouvent avant tout finançables par Pôle Emploi via le CPF puisqu’elles entrent dans le cadre de la formation continue. Pour connaître ses droits CPF (Compte personnel de formation), il suffit de se rendre soit sur son espace personnel pôle emploi, soit sur le site Mon compte formation en cliquant ici.

Par ailleurs, dans le cas où le futur formateur indépendant possède d’ores et déjà une expérience professionnelle dans son domaine d’enseignement, celui-ci peut effectuer un bilan de compétences dans le but de faire valider ses acquis. C’est ce que l’on appelle la validation des acquis de l’expérience (VAE) qui permet l’obtention d’un certificat de compétences. Attention, cette démarche a un coût. Il faudra compter entre 500 et 2000 €. De manière générale, ces frais sont estimés aux alentours des 1 500 € mais sont éligibles au CPF ou peuvent être financés par Pôle Emploi, par le conseil régional ainsi que par l’OPCO de l’entreprise.

Quelles sont les démarches administratives réalisées par un formateur indépendant ?

Lorsque l’on se lance dans son activité de formateur indépendant, la première étape par laquelle il est essentiel de passer est l’immatriculation de son entreprise.

Comme dit ci-dessus, pour exercer pleinement son activité, deux démarches administratives seront déterminantes. Néanmoins, il faut savoir qu’il existe deux manières de présenter sa société. La première étant d’exercer en nom propre avec l’entreprise individuelle (EIRL) ou avec l’auto-entreprise. La seconde manière d’exercer étant de créer sa propre entreprise unipersonnelle (EURL ou SASU).

Le statut juridique d’un formateur indépendant déterminera la nature des démarches administratives a effectuer. Toutefois, toute demande d’immatriculation RCS nécessite :

  • la rédaction des statuts de l’entreprise
  • la réalisation des apports en capital
  • la publication d’un avis de création dans un journal d’annonces légales
  • la déclaration de création de société
  • la réunification des justificatifs nécessaires à l’immatriculation
  • l’envoie du dossier

À savoir : Les formalités liées à l’immatriculation RCS ne demandent ni rédaction de statuts, ni d’avis de création, ni d’apports dans le cas où il s’agit d’une entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL).

Il faudra également penser à effectuer sa déclaration initiale d’activité. Cette démarche est à effectuer dans les trois mois qui suivent la conclusion du premier contrat de formation avec un client. La déclaration initiale d’activité d’un formateur indépendant se doit d’être transmise par courrier ou par mail auprès de la Préfecture de la région. La procédure d’envoi dépendra de la Directe régionale à laquelle est reliée l’entreprise.

Le préfet procède ensuite à la remise d’un récépissé de réception stipulant le numéro d’enregistrement de la déclaration d’activité. Durant les 30 jours séparant la remise de demande et ma réception du récépissé, le créateur d’entreprise est considéré comme déclaré.

Attention, il est possible que la demande d’enregistrement soir refusé. Toutefois, même lorsqu’il y a refus d’enregistrement, l’organisme reste déclaré jusqu’à ce que son fondateur accuse bonne réception du récépissé de refus.

Dès lors que le formateur indépendant se trouve dans la capacité d’exercer son activité, celui-ci doit obligatoirement faire apparaître son numéro de SIRET sur chaque convention, bons de commande, devis, contrats de formation et factures. Cette déclaration peut s’énoncer comme suit : Société enregistré sous le numéro (numéro d’enregistrement) auprès du Préfet régional de (VILLE).

Chaque année, et durant tout le temps de son activité de formateur indépendant, le déclarant se doit d’établir un bilan financier (BPF). Il s’agit d’une démarche obligatoire aux yeux de la loi. Ce bilan pédagogique et financier rend compte de l’activité financière d’une entreprise au cours d’une année.

Ce bilan est à réaliser avant le 30 avril de chaque année si le chiffre d’affaires excède les 15 244 € Hors Taxes.

Il faut savoir que l’immatriculation au RCS est à réaliser avant tout commencement d’activité. Dans le cas contraire, il s’agirait d’un travail dissimulé puni d’une peine de 3 ans de prison et de d’une amende de 45 000 €.

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Quel statut juridique choisir pour un formateur indépendant ?

  • Toute création d’entreprise demande le choix d’un statut juridique, parce que « formateur indépendant » n’est pas un statut à proprement parlé. Comme son nom l’indique, un formateur indépendant exerce seul et a donc le choix entre différents statuts juridiques. Plusieurs possibilités s’offrent au créateur d’entreprise :
  • l’entreprise individuelle (EI)
  • Il y a aussi l’entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL)
  • l’entreprise unipersonnelle à responsabilité limité (EURL)
  • la société par actions simplifiées (SASU)

Quelles sont les différences entre ces différents statuts ?

  • EI (Entreprise Individuelle) : responsabilité illimitée, cotisations à la sécurité sociale des indépendants, déclaration de création d’entreprise
  • EIRL (Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée) : responsabilité limitée au patrimoine affectée, cotisation à la sécurité sociale des indépendants, déclaration de création d’entreprise et option pour EIRL
  • EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) : responsabilité limitée au montant des apports, cotisation à la sécurité sociale des indépendants, constitution d’une société, déclaration de création de société, formalités de publicités
  • SASU  (Société par Actions Simplifiées Unipersonnelle): responsabilité limitée au montant des apports, cotisation au régime général de la sécurité sociale, constitution d’une société, déclaration de création d’entreprise, formalités de publicité

Aussi, il est important de savoir que selon la situation professionnelle du formateur indépendant, le choix du statut comporte des avantages comme des inconvénients. En effet, voici une liste des pour et des contres liés aux différents statuts :

Auto-entreprise

Les plus de l’auto-entreprise :

  • Simple et rapide grâce à l’inscription sur le site de l’URSAAF
  • Réduction de charges sociales avec 23 % au lieu de 45 % ainsi que l’éligibilité à l’ACRE pendant la première année à hauteur de 11 %
  • Comptabilité simplifiée
  • Abattement de 34 % sur l’impôt sur les revenus
  • Pas de TVA en dessous de 34 000 € de chiffre d’affaires annuel

Les moins de l’auto-entreprise :

  • Chiffre d’affaires plafonné
  • Responsabilité non limitée
  • Frais professionnels totaux malgré l’abattement fiscal de 34 %
  • Pas de protection sociale liée à la retraite ou au chômage
  • Souscription à une assurance
  • Numéro de SIRET obligatoire
  • Référencement Datadock

Société unipersonnelle

Les plus de la société unipersonnelle :

  • Pas de limitation de chiffre d’affaires
  • Réduction des frais professionnels possible
  • Responsabilité limitée car il s’agit de la création d’une personne morale, ce qui signifie que les responsabilités du créateur d’entreprise se limitent au patrimoine professionnel
  • Ouverture de capital à divers actionnaires ou autres associés

Les moins de la société unipersonnelle :

  • Compliqué et coûteux en raison du capital social, du compte bancaire professionnel, des déclarations auprès de l’URSAAF, des TVA, des comptes annuels…
  • Comptabilité à gérer
  • Bilan pédagogique et financier obligatoire
  • Pas de protection sociale pour la retraite ou le chômage
  • Souscription à une assurance
  • Numéro de SIRET obligatoire
  • Référencement Datadock

Portage salarial

Les plus du portage salarial :

  • Rapide et sans gestion future
  • Avantages entreprise (mutuelle, chèques cadeaux, tickets restaurants, PERCO…)
  • Protection sociale chômage et retraite ainsi qu’une protection de l’activité par une assurance responsabilité civile et professionnelle
  • Numéro de SIRET et Datadock fourni
  • Assuré
  • Bulletin de salaire
  • Libre quant à la prospection client et les missions
  • Aucune démarche administratives

Les moins du portage salarial :

  • Cotisations sociales similaires à celles d’un salarié
  • Coût de la société estimé entre 8 et 15 % du chiffre d’affaire enregistré

Important : pour obtenir une éligibilité quant au financement des formations, il faudra, dans le cas d’une auto-entreprise ou d’une société unipersonnelle, se référer au Datadock et anticiper la certification Qualiopi obligatoire au 1er janvier 2022.

Par ailleurs, le portage salarial libère le formateur indépendant des démarches administratives. Ce statut consiste en un contrat triparti entre un consultant, une société de portage salarial et une entreprise.

À savoir que ce n’est pas parce qu’un formateur indépendant doit, selon son nom, exercer seul qu’il ne peut pas faire intervenir ses confrères lors de ses animations. En effet, indépendant sur le papier ne veut pas dire seul à temps complet.

Comment lancer son activité de formateur indépendant ?

Développer son activité de formateur indépendant n’est pas de tout repos. En effet, pour se faire connaître, il est essentiel de réaliser de nombreuses démarches afin de faire grandir son réseau et sa notoriété.

Mais pour devenir formateur indépendant, il faut surtout être bon commercial et maîtriser la relation client. Effectivement, lorsqu’un indépendant, qu’importe la nature de son activité, souhaite vivre de sa passion, il doit obligatoirement faire savoir qu’il est présent. Autrement, personne ne pourra savoir qu’il existe.

Lorsque l’on parle d’indépendance professionnelle, on ne parle pas suffisamment des « contraintes » marketing utiles à son bon développement. La communication est ainsi au cœur des préoccupations d’un formateur indépendant puisque ce dernier ne possède pas encore un portefeuille client surchargé. Par rapport à un employé en entreprise, le formateur indépendant doit trouver ses clients par lui-même, fixer ses prix et poser ses propres conditions de missions.

Mais comment faire les choses dans les règles de l’art ?

En premier lieu, il sera essentiel de faire le point sur les besoins du marché afin d’établir une stratégie en adéquation avec les besoins. Par ailleurs, la stratégie de communication est, encore une fois, une étape clé du développement de son activité. Pour cela, il ne faut pas hésiter à montrer sa présence sur internet en se démarquant de la concurrence.

Afin de parvenir à trouver des clients et donc, des missions, il existe plusieurs manières de faire, adaptables à chaque profil mais non négligeables. Il est ainsi recommandé de suivre ces 3 étapes, de façon régulière :

  • Développer son personnal branding sur les réseaux sociaux
  • S’inscrire sur les sites références pour auto-entrepreneur
  • S’inscrire et montrer son savoir-faire sur les sites dédiés à la mise en relation free-lance/client
  • Utiliser ses réseaux sociaux professionnels et personnels en rejoignant des groupes, des forums de discussion
  • Il faut savoir que les réseaux sociaux restent parmi les meilleures techniques de développement pour tout créateur de société. En effet, la majorité des clients contactant des formateurs indépendants sont principalement convaincus par le contenu proposé. Par ailleurs, plus le client verra l’expertise du formateur, plus celui-ci aura envie de se diriger vers lui. C’est ce que l’on appelle « convertir ses abonnés en clients ».

Comment réaliser un prévisionnel financier en tant que formateur indépendant ?

Qu’est-ce qu’un prévisionnel financier ? Il s’agit d’un document comportant plusieurs tableaux financiers, établi sur trois ans. Son rôle est de venir compléter la partie rédactionnelle du business plan et représente ainsi tout le côté financier. En outre, la réalisation d’un prévisionnel financier aura pour objectif de connaître de manière chiffrée l’avancement futur de la création d’entreprise.

Bien que le prévisionnel financier ne soit pas obligatoire pour devenir formateur indépendant, il représente toutefois un certain avantage quant à la vision globale de la tenue financière d’entreprise. Cela permettra, par ailleurs, de se fixer des objectifs atteignables en matière de chiffre d’affaires afin d’être le plus rentable possible. Il s’agit ici d’un excellent moyen pour le formateur indépendant d’évaluer sa rémunération mensuelle et/ou annuelle.

Le prévisionnel financier comprend divers éléments nécessaires au calcul total. On retrouvera :

  • Les frais liés au fonctionnement de la société. Cela comprend l’assurance professionnelle, les frais bancaires, les frais comptable, les achats de fournitures et matériaux, les coûts liés aux frais de création d’entreprise, l’entretien des des locaux professionnels, le loyer, etc.
  • Les frais liés à l’activité de formateur indépendant. Parmi cela, il faudra prendre en compte les frais de déplacement, les locations de salles, les affichages publicitaires, la création d’un site internet, les frais de restauration, etc.
  • Le chiffre d’affaires prévisionnel. C’est ce qui englobe la totalité des facturations clients. Il s’agit de la partie la plus importante à prendre en compte car tout dépendra du nombre de formation que le formateur indépendant prévoit de donner mais également des tarifs appliqués.
  • Les frais liés aux impôts et aux taxes. En tant qu’entreprise, le formateur indépendant devra également calculer son taux d’impôts sur les revenus se celui-ci ne dispose pas de l’ACRE sur sa première année. En effet, le formateur indépendant est personnellement imposable à l’impôt sur les revenus en fonction de ses revenus professionnels. Ce prélèvement à la source peut appartenir à l’impôt sur les sociétés ou appartenir à l’impôt sur le revenu. 
  • Les cotisations sociales et les rémunérations salariales. Comme expliqué dans la partie dédiée aux démarches liées à la création d’entreprise, les cotisations sociales sont à calculer en fonction du régime de sécurité sociale choisi par le formateur indépendant. Suite à cela, ce dernier pourra évaluer, après déductions de toutes les charges fiscales, son salaire personnel. Les rémunérations du formateur indépendant se basent ainsi sur son régime fiscal. Soit dans le cadre du mandat du dirigeant, soit par le biais de dividendes.

Quel est le salaire d’un formateur indépendant ?

Devenir formateur indépendant, c’est prendre en considération qu’il n’existe pas de salaire conventionnel. En effet, les rémunérations d’un travailleur indépendant dépendent des tarifs qu’il aura lui-même appliqués.

Pour définir son salaire moyen, le formateur indépendant doit commencer par fixer un tarif journalier moyen, appelé TJM, ou un taux horaire, selon ses préférences. Afin de mettre au point ses tarifs, il devra prendre en compte son expertise, son expérience, sa ou ses spécialisations, la demande du client ainsi que le temps de présence sur place.

On estime néanmoins qu’un formateur indépendant junior pourrait gagner 2 000 € brut par mois en moyenne. Au fil de son expérience, il pourra espérer un salaire approximatif situé entre 3 000 et 4 000 €.

Attention, les TJM (tarif journalier moyen) ne représente pas la somme que le formateur indépendant gagnera. En effet, dans la globalité de son prix, une certaine somme sera déduite afin de payer les charges sociales de la société en tant que telle.

Par exemple, si un formateur indépendant souhaite se verser un salaire moyen de 2 000 €, avec une base de travail mensuel de 19 jours.

Il ajoutera ainsi environ 10 % de frais professionnels, soit 2 200 €.

Suite à cela, viendront les frais de charges patronales en multipliant 2 200 par 1,54. Ce qui donne 2 000 x 1,54 = 3 388.

Le TJM sera ainsi de 3 388 / 28 = 121 €.

Devenir formateur indépendant : Pour conclure

Nous l’avons vu dans cet article, devenir formateur indépendant est aujourd’hui un vrai choix de carrière. C’est un métier passionnant qui requiert une bonne dose motivation mais qui peut s’avérer très rémunérateur.

Cependant, lorsque l’on décide d’exercer en indépendant, il ne faut pas oublier que cela entraîne un certain nombre de démarches et obligations. Vous devrez créer une entreprise avec tout ce que cela entraîne et tenir une comptabilité rigoureuse chaque année.

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